mercredi 21 janvier 2015

Le dernier voyage en taxi

Grand-Mere


Un chauffeur de taxi new yorkais raconte :

Je suis arrivé à l’adresse et j’ai klaxonné. Après avoir attendu quelques minutes, je klaxonne à nouveau. Comme il s’agissait de ma dernière course de la journée, je pensais partir, mais finalement je me suis stationné et puis je me suis dirigé vers la porte et j’ai toqué.

« Juste une minute », a répondu une voix de personne âgée. Je pouvais entendre quelque chose qui traînait sur le plancher.

Après une longue pause, la porte s’ouvrit. Une petite femme de 90 ans se tenait devant moi. Elle portait une robe imprimée et un chapeau à voilette, ressemblant à un personnage de film des années 1940.

À côté d’elle il y avait une petite valise en nylon. L’appartement semblait comme si personne n’avait vécu dedans depuis des années. Tout le mobilier était recouvert de draps.

Il n’y avait pas d’horloge sur les murs, pas de bibelot ni aucun ustensile sur les comptoirs. Dans un coin il y avait une boîte en carton remplie de photos et de verrerie.

« Pourriez-vous porter mon bagage jusqu’à la voiture? » dit-elle. J’ai porté la valise jusqu’à mon véhicule, puis suis retourné aider la femme.

Elle prit mon bras et nous avons marché lentement vers le bord du trottoir.

Elle n’arrêtait pas de me remercier pour ma gentillesse. « Ce n’est rien », je lui ai dit « J’essaie simplement de traiter mes passagers de la façon dont je voudrais que ma mère soit traitée. »

« Oh, tu es un bon garçon », dit-elle. Quand nous sommes arrivés dans la voiture, elle m’a donné une adresse, puis demanda: « Pouvez-vous passer par le centre-ville? »,

« Ce n’est pas le plus court chemin », répondis-je.

« Oh, cela ne me dérange pas », dit-elle. « Je ne suis pas pressé. Je me rends au centre de soins palliatifs. »

J’ai regardé dans le rétroviseur. Ses yeux scintillaient. « Je n’ai pas de famille » reprit-elle d’une voix douce. « Le docteur dit que je n’en ai plus pour très longtemps. » J’ai discrètement arrêté le compteur.
« Quelle route voudriez-vous que je prenne? » Demandai-je.

Pendant les deux heures qui ont suivi, nous avons roulé à travers la ville. Elle m’a montré le bâtiment où elle avait travaillé comme opérateur d’ascenseur.

Nous avons traversé le quartier où elle et son mari avaient vécu quand ils étaient jeunes mariés. Elle m’a fait arrêter devant d’un entrepôt de meubles qui était à l’époque une salle de bal où elle était allée danser lorsqu’elle était jeune fille.

Parfois, elle me demandait de ralentir en face d’un bâtiment particulier ou dans un coin et s’asseyait le regard perdu dans l’obscurité, sans rien dire.

Lorsque le soleil commença à rejoindre l’horizon, elle dit soudain: « Je suis fatiguée j’aimerai que nous y allions maintenant ».

Nous avons roulé en silence à l’adresse qu’elle m’avait donnée. C’était un petit édifice, comme une petite maison de convalescence, avec un portique pour rentrer dans une allée.

Deux infirmiers sont sortis et se sont dirigés vers le taxi. Ils étaient très attentionnés et surveillaient tous les mouvements de la vieille dame. Visiblement ils attendaient son arrivée.

J’ai ouvert le coffre et porté la petite valise jusqu’à la porte. La femme était déjà assise dans un fauteuil roulant.

« Combien vous dois-je? » M’a-t-elle demandé, en ouvrant son sac.

« Rien » lui dis-je.

« Vous devez gagner votre vie », répondit-elle.

« Il y aura d’autres passagers, » ai-je répondu.

Presque sans y penser, je me suis penché et lui ai donné une accolade. Elle me serra fort.

« Vous avez donné un petit moment de joie à une vieille dame », dit-elle. « Je vous remercie. »

Je lui serrai la main, et me retournai. Derrière moi, une porte a claqué, c’était le bruit d’une vie qui se termine.

Je n’ai pris aucun passager le reste de ma course. J’ai conduit sans but perdu dans mes pensées.

Je n’ai pratiquement pas parlé le reste de la soirée. Que se serait-il passé si cette femme avait eu à faire à un chauffeur en colère, ou à quelqu’un d’impatient et pressé ? Et si j’avais refusé de prendre la course, ou avais klaxonné plusieurs fois, puis parti sans attendre ?

Après réflexion, je ne pense pas avoir fait quelque chose de plus important dans ma vie.

Nous sommes conditionnés à penser que nos vies tournent autour de grands moments. Mais les grands moments sont souvent des jolis petits instants auxquels nous ne prêtons pas assez attention.»

Auteur inconnu
Source:chemindevie.net

vendredi 24 octobre 2014

Découverte de l’Amérique : Christophe Colomb est un imposteur, la preuve par 3

Christophe Colomb (1451-1506) aurait découvert l'Amérique dans la nuit du 11 au 12 octobre 1492 (SAGEP/SIPA)

Découverte de l’Amérique : Christophe Colomb est un imposteur, la preuve par 3

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“Christophe Colomb a découvert l’Amérique en 1492″. Présentée comme une vérité historique, cette petite phrase est pourtant l’un des plus gros mensonges des manuels scolaires qui ont servi à des générations d’écoliers.

Certains, dans une pseudo-tentative d’honnêteté intellectuelle, précisent “le premier Européen”. Là aussi, c’est raté, et il y a des preuves archéologiques : on sait très bien que Leif Eriksson, un Viking, a précédé Colomb de cinq siècles. Le fait est que cette pseudo-découverte du marin génois n’a marqué que le début de la colonisation du continent américain par les Européens, avec comme conséquence dramatique la disparition de millions d’indigènes du nouveau monde.

En cette date anniversaire (12 octobre) du débarquement de Colomb, quelques éléments sur le sujet :

Que s’est-il passé après l’arrivée de Colomb ?

Conquistadors, colons, missionnaires, n’ont pas seulement mené des guerres de conquête, ils ont aussi apporté avec eux des maladies venues de l’autre côté de l’Atlantique, contre lesquelles les indigènes n’étaient pas immunisés : la variole, la grippe, la peste… Le résultat a été une diminution massive de la population autochtone.

Vu qu’il n’y avait aucun compte précis de la population de l’époque, il est difficile de dénombrer le nombre de morts liées à la colonisation européenne. Le terme de “génocide” a été écarté, l’importation involontaire de maladies représentant le plus grand nombre de morts.

La fiche anglaise de Wikipédia donne une estimation assez réaliste : 30 millions de personnes en 1492, dont 15 millions dans l’empire aztèque et 6 millions dans l’empire inca. À la fin du XVIIe siècle, il n’en restait plus que 9 millions. Seulement 10% des pertes seraient liées à des combats, le reste proviendrait de la maladie.

Des recherches menées sur l’ADN en Amérique ont récemment montré que la moitié de la population avait disparu aux environs de 1500, soit assez peu de temps après le premier débarquement de Colomb.

Qui a vraiment découvert l’Amérique ?

Selon des études récentes, la première vague de peuplement proviendrait du sud-est asiatique, via l’Australie qu’ils avaient occupée voici 60 000 ans. Ces premiers occupants, parents des actuels aborigènes australiens, auraient été soit éliminés soit assimilés par la vague de peuplement suivante.

- Les plus connus des conquérants de l’Amérique sont les peuplades venues d’Asie qui ont traversé ce qui est aujourd’hui le détroit de Béring, en deux grandes vagues. Leur première vague daterait de plus de 15.000 ans (la fourchette dont discutent les historiens est assez large, allant jusqu’à 30.000 ans). Les ancêtres des actuels indigènes d’Amérique auraient suivi ensuite, remplaçant ou assimilant les précédents.

- Le premier Européen à fouler le sol d’Amérique était Leif Ericson, fils du chef viking Erik le Rouge. Il a établi une colonie sur les côtes de l’actuel Canada aux environs de l’an mille.

- Bon dernier, Christophe Colomb a permis aux puissances européennes de la Renaissance de commencer la conquête du “nouveau monde”.

Qui l’a peut-être aussi découverte ?

Beaucoup de théories, plus ou moins crédibles, circulent sur les découvreurs de l’Amérique. En voici une liste, sans doute incomplète, et à prendre avec les précautions nécessaires :

- Les Européens de l’âge de pierre: une nouvelle théorie basée sur la découverte d’outils prétend qu’ils auraient commencé à coloniser l’Amérique voici 19 à 26.000 ans, avant les Amérindiens donc.
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- Les Égyptiens. Le contact entre la civilisation pharaonique et l’Amérique est déduit de la présence de certaines herbes natives au continent américain (dont le tabac) dans des momies âgées de 3.300 ans.

- Les Japonais. Se basant sur des similitudes entre la civilisation Valdivia d’Équateur et les Jomonjaponais, certains n’ont pas hésité à faire un parallèle.

- Les Polynésiens : même s’il n’y a pas de preuve directe, on sait qu’ils ont colonisé jusqu’à l’Île de Pâques et Hawaï. Et d’après des études effectuées sur des souches de patates douces, des chercheurs ont déduit qu’ils auraient importé celles-ci d’Amérique voici 2.500 ans, bien avant l’arrivée de Colomb.

- Les Africains : certains prétendent que les Olmèques (1200 à 700 avant notre ère) seraient d’origine africaine.

- Les Chinois : d’aucuns disent que c’est eux qui sont à l’origine de la civilisation olmèque. Plus sérieusement, des pièces de monnaie chinoises antiques ont été découvertes, et un texte ancien mentionne le voyage de moines bouddhistes au Ve siècle.

- Les Phéniciens. Grands voyageurs, ils auraient été bien au-delà des Colonnes d’HerculePlusieurs théories leur attribuent un tel voyage.

- Les Romains. Non, ce n’est pas un remake de la “Grande Traversée” d’Astérix. Mais la découverte de quelques pièces de monnaie et d’un buste au Mexique a amené certains à dire que des Romains auraient atteint les côtes américaines.

- Les Grecs anciens. Un chercheur canadien le dit, se basant sur un texte de Plutarque.

- Les Irlandais. La légende de Saint-Brendan dit qu’il aurait atteint l’Amérique, au VIe siècle.

- Les Arabes. Ils n’ont rien demandé, mais les Chinois les ont dénoncés, dans un texte qui leur attribue un tel contact, probablement au début du XIIe siècle.

- Les Basques, les Bretons, les Normands… Bertrand d’Argentré le prétend, dans son “Histoire de Bretagne“.

- Les Turcs. Enfin, non, mais il y a un livre de Jorge Amado qui s’appelle “la découverte de l’Amérique par les Turcs“, alors je l’ai ajouté à la liste.

À ce stade-là, il serait presque plus facile de faire la liste de ceux qui n’ont PAS découvert l’Amérique. Mais ce qui est certain, c’est que Colomb ne fut pas le premier, même si son voyage a certainement été le plus nocif pour les indigènes.

Par Jean-Paul Fritz


 

 


lundi 6 octobre 2014

La mort de Jean Claude Duvalier dit Baby Doc

La mort de Jean Claude Duvalier ce samedi 04 octobre 2014 n'est pas seulement la mort d'un homme mais c'est aussi la mort de tout un régime qui a marqué le pays pendant près de trente années.